Ces 5 habitudes banales après une journée de travail, peuvent augmenter le risque d’AVC
Un accident vasculaire cérébral (AVC) survient lorsque la circulation du sang vers une partie du cerveau est brutalement interrompue, soit par un caillot qui bouche une artère, soit par la rupture d’un vaisseau sanguin. En France, près de 150 000 personnes sont touchées chaque année (soit une toutes les quatre minutes). Les signes apparaissent généralement sans prévenir : bouche qui se déforme, faiblesse ou engourdissement d’un bras ou d’une jambe, difficultés à parler ou à comprendre, trouble soudain de la vision, perte d’équilibre ou mal de tête intense et inhabituel.
Un neurologue et un chirurgien vasculaire, interrogés par le magazine Parade, rappellent que face à l’un de ces symptômes, même s’il disparaît rapidement, il n’y a pas une minute à perdre et qu’il faut absolument appeler les secours (en France, le 15 ou le 112). Mais les deux spécialistes soulignent aussi que 80% des AVC pourraient être évités si l’on se penchaient sur nos propres facteurs de risque. Et si l’on modifiait certaines habitudes liées à l’alcool, aux repas, au sommeil ou au manque d’activité physique.
L’apéro et le dîner, deux moments à surveiller
Premier réflexe à limiter le soir : la consommation excessive d’alcool. Un verre occasionnel n’est pas un problème majeur pour tout le monde, mais les médecins mettent en garde contre les consommations importantes ou ponctuelles “qui peuvent faire augmenter la tension artérielle ou accroître le risque de troubles du rythme cardiaque comme la fibrillation auriculaire” explique le Dr Christopher Yi, chirurgien vasculaire en Californie.
Le contenu de l’assiette compte également. Un dîner très salé peut contribuer à une hypertension artérielle, l’un des facteurs de risque modifiables les plus importants d’AVC. Le chirurgien conseille plutôt de miser sur un dîner léger composé de légumes, de protéines maigres et d’aliments peu transformés. Autre habitude à modifier : les dîners trop tardifs. Passer à table après 21 h puis aller se coucher rapidement perturber le rythme circadien et faire grimper la tension artérielle. “Il est important de laisser à son corps au moins trois à quatre heures de repos digestif avant d’aller se coucher pour ne pas mettre le corps et le cerveau à rude épreuve” souligne le Dre Fouzia Siddiqui, neurologue .
Passer la soirée devant un écran n’est pas recommandée
Autre habitude délétère une fois le dîner terminé : repousser l’heure du coucher. On regarde quelques épisodes d’une série, quelques vidéos sur le smartphone et on réduit le temps consacré au sommeil. “Se coucher tard, passer trop de temps devant les écrans, consommer de la caféine trop près de l’heure du coucher ou avoir un rythme de sommeil irrégulier… autant d’habitudes qui peuvent perturber le sommeil réparateur dont votre corps a besoin” précise le Dr Yi. “Et un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité est associé à l’hypertension artérielle et à d’autres facteurs de risque cardiovasculaires qui peuvent accroître le risque d’AVC. “
Dernier comportement à éviter : rester assis toute la soirée. Après une journée de travail, il peut être tentant de s’installer sur le canapé jusqu’au moment d’aller dormir. Pourtant, bouger régulièrement fait partie des habitudes associées à une meilleure santé cardiovasculaire et cérébrale. Pas besoin pour autant de transformer chaque soirée en séance de sport intensive. Mais “toute activité physique soutenue pendant plus de 30 minutes, surtout en pleine nature, contribue à améliorer la santé cérébrale et cardiovasculaire en général” insistent les spécialistes. Avec les douces soirées d’automne, c’est le moment de prendre exemple sur les Italiens et d’adopter leur habitude de la passegiatta.
